Les mots et expressions typiques (et vraiment drôles) du Saguenay

Publié vendredi le 07 avril 2017
Chaque région possède son répertoire d'expressions à coucher dehors et le Saguenay ne fait exception. Es-tu capable de deviner ce que veulent dire ces mots et expressions ? Tente ta chance, là là ! Bonne chance pour trouver la numéro 9 si tu ne viens pas de la région !

Cette semaine à Un souper presque parfait, c’est le spécial Saguenay. Pour l’occasion, on t’invite à démontrer (ou à parfaire) tes connaissances saguenéennes. D’après toi, que veut dire (tu trouveras les réponses plus bas) :
 
1. Être ben d’adon ?
 
2. Faire simple ?
 
3. À cause ?
 
4. Là là ?
 
5. Un cutter ?
 
6. Mets ta soute ?
 
7. Des bottes de tuyau ?
 
8. Une froque ?
 
9. Fais pas ton gigon ?
 
10. R’soudre comme un cheveu sua soupe ?
 

 
 
Réponses :
 
1. Être ben d’adon : être de bonne compagnie
 
2. Faire simple : faire le niaiseux
 
3. À cause : pourquoi
 
4. Là là : placé à la fin d’une phrase, accentue l’expression
 
5. Cutter : bordure de trottoir
 
6. Mets ta soute : Mets ton habit de neige
 
7. Des bottes de tuyau : des bottes de pluie
 
8. Une froque : un manteau
 
9. Fais pas ton gigon : fais pas le cave (dans le sens de ne pas savoir vivre et en plus de s'attriquer comme la chienne à Jacques*)
 
10. R’soudre comme un cheveu sur la soupe : arriver à l’improviste.
 
 

 

Le Spécial Saguenay d'Un souper presque parfait, c'est ce lundi dès 18 h 30 à V. On espère qu'il y aura au moins des bleuets et de la tourtière !

Les mots et expressions typiques (et vraiment drôles) du Saguenay

 

 

*Selon Wiktionnaire : l'expression « Être attriqué comme la chienne à Jacques » proviendrait d'une de ces deux croyances :

  1. Selon la croyance la plus répandue, elle ferait référence à la chienne d’un nommé Jacques Aubert, dans le Bas-du-Fleuve, au Québec, chienne qui avait perdu tous ses poils en raison de la maladie. Pour la protéger, son maître l’habillait avec de vieux vêtements.

  2. Selon Claude Poirier du Trésor de la langue française au Québec, il serait très plausible aussi que l’expression vienne d’une déformation du mot jaque, qui désignait entre autres au XVIe s. « une sorte de manteau de cuir de protection que l’on mettait aux lévriers pour la chasse au sanglier ». Comme un chien ainsi vêtu pouvait avoir l’air grotesque, l’expression pourrait venir de là. Claude Poirier ne fait cependant état d’aucune attestation historique de l’expression en ce sens.

 

 

Photo en couverture : Explore150.

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