La chance d'avoir Bob Marley comme père!

Noovo Publié mardi le 29 janvier 2019

7 questions exclusives à Rohan Marley

Le fils de Bob Marley, Rohan, était de passage à Montréal la semaine dernière afin de parler de sa nouvelle série diffusée sur Musique Plus : La Jamaïque au goût de Marley. L’entrepreneur de 46 ans a eu la chance de travailler sur ce projet avec une équipe de tournage 100% québécoise, et n’a pas manqué de nous faire rêver avec ses souvenirs de tournage. 

Voici ses réponses à notre entrevue éclair!


1. Comment as-tu trouvé l’expérience de tourner une série dans le pays où tu es né et que tu as grandi?

Je dirais que ça m’a résolument ouvert l’esprit. Je connaissais la Jamaïque à travers mes yeux d’enfant. Plus jeune, je me levais très tôt pour aller à l’école, et je me rappelle surtout d’avoir passé beaucoup de temps en transport en commun; cela me prenait plusieurs heures pour aller à l’école en autobus. J’ai vraiment apprécié découvrir le pays d’une autre façon, en voiture, à regarder les paysages défiler devant moi. J’ai d’ailleurs été très impressionné par la scène culinaire du pays. On y retrouve tellement de bons restaurants aujourd’hui. Le pays a grandement évolué depuis mon enfance.

2. Comment dirais-tu que les gens de la Jamaïque ont été influencés par l’héritage de ton père?

Mon père était un super entrepreneur, il aimait partager tout ce qu’il avait afin d’aider les autres à évoluer. Je crois qu’on peut aujourd’hui déceler ses valeurs à travers plusieurs entreprises locales. Certains Jamaïcains sont si créatifs qu’ils parviennent à lancer une compagnie à partir d’un tronc d’arbre, littéralement.

3. Qu’est-ce qui te rend fier de ta culture?

Nous sommes en général des gens fiers. Les Jamaïcains ne sont pas matérialistes. On est un peuple rempli de compassion et d’amour; on fait tout avec passion. Peu importe qu’on ait une grande maison ou chez-soi plus modeste, on s’assure que ce soit propre. On prend soin de notre environnement et des autres.

4. Comment était ton enfance en Jamaïque?

J’habitais Spanish Town, on était très pauvres. Je me rappelle surtout devoir me lever ultra tôt pour aller à l’école, et n’avoir que 6 $ pour vivre toute la journée, soit pour prendre l’autobus et manger. Mon frère Stephen devait parfois m’aider et me donner un peu d’argent pour que je puisse en avoir assez pour manger à ma faim. J’ai dû apprendre à me défendre très jeune aussi. En fait, je suis déménagé aux États-Unis, car j’ai été mis dehors de l’école, à l’époque. Mon père était un rastaman, et moi, j’étais différent. J’étais un outsider, et les autorités n’aimaient pas ça. Puis lorsque je suis arrivé aux USA, j’ai étudié très fort je n’ai jamais manqué une seule journée d’école.


5. Quel genre de souvenir as-tu avec ton père?

Mon père aimait aider les autres. Je me souviens qu’il aimait particulièrement passer du temps avec un groupe de jeunes de la rue; le genre de gars qui nettoyaient les pare-brises aux feux de circulation et faisaient des acrobaties en plein milieu de la rue. Je me rappelle qu’un certain dimanche, mon frère et moi avions décidé de fermer la clôture pour accéder au bureau de mon père. On ne voulait pas que les jeunes viennent nous déranger ce jour-là, on voulait passer un moment privilégié avec notre père. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ne pouvaient pas entrer, et nous, on trouvait ça bien drôle. Mon père a vu ça d’en-haut et nous a ordonné de monter le voir immédiatement, puis nous a dit de leur ouvrir la porte. C’était un privilège pour eux de pouvoir entrer chez-nous, on ne l’avait pas compris. La leçon qu’on a retenu de tout ça, c’est que nous, on était de l’autre côté de la clôture, du bon côté. On n’avait pas besoin de permission pour ouvrir le frigo et prendre quelque chose à manger. Depuis ce jour, on a appris à mieux apprécier tout ce qu’on avait, et la chance qu’on avait que Bob soit notre père.

6. Y a-t-il des moments forts du tournage dont tu te rappelleras longtemps?

Oh wow! Le surf! Je n’avais jamais fait de surf de toute ma vie, mais j’ai adoré. Ce fût une première pour moi. J’ai aussi adoré notre visite chez Stush in the Bush, une ferme organique qui offre des expérience gastronomiques incroyables, où on peut reconnecter à la nature du même coup. J’ai aussi beaucoup aimé Café Africa. C’est admirable de voir que les gens s’ouvrent à d’autres cultures et mettent sur pied des commerces qui ne sont pas typiquement jamaïcains.


7. Finalement, peux-tu nous partager des moments drôles qui ont eu lieu lors du tournage?

Les moments les plus drôles demeurent secrets entre nous! Mais sinon, on a bien ri parce que je ne trouvais jamais rien dans mes bagages, c’était un peu hors de contrôle! Marlon devait aussi être un super conducteur, mais finalement, c’est moi qui a conduit une bonne partie du voyage! L’équipe était super. Parfois, ils travaillaient toute la nuit, et ils me réveillaient à 4h du matin pour aller faire du yoga. Oh les choses que j’ai fait pendant ce tournage..!

Une playlist signée Marley 

Tombez sous le charme de La Jamaïque au goût de Marley, tous les vendredis 20h sur les ondes de MusiquePlus et en rattrapage sur noovo.ca.  Retrouvez l’esprit magique de l'émission grâce à notre playlist reggae! 


Rohan Marley
Bob Marley
Musique
Entrevue exclusive

Articles connexes

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant la mesure de notre audience et la personnalisation des publicités en fonction de vos centres d'intérêts. Pour plus de détails, consultez notre politique de confidentialité.